Instantanés

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Nuages...

"J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... les merveilleux nuages !" écrit Baudelaire.

Lors d'un voyage matinal en avion d'Italie en France, nous avons assisté à un lever du jour rose-orangé posé sur les nuages. Puis nous avons survolé d'assez près le Mont-Blanc pour que je puisse avoir des prises de vue assez impressionnantes, en tout cas pour moi. Une de mes séries préférées est celle qui montre une masse compacte de nuages d'où émergent les sommets de rochers : j'avais le sentiment de découvrir la partie cachée si je m'étais trouvé en-dessous ou de rester ignorant de la partie enfouie en regardant par dessus. C'est un peu ce qui se passe dans notre relation à nous-même ou aux autres.

Les nuages m'ont toujours fasciné. Leur forme continuellement changeante sur laquelle nous projetons nos représentations, les couleurs qui s'y réflètent, leur séparation puis leur union, le coin de ciel bleu qu'ils exposent ou cachent, leur couleur rose le soir au coucher, etc. 

Mais cette fascination dépasse cette description puisqu'il suffit de contempler longuement les nuages pour se sentir transporté. Les nuages nous emmènent au-delà du sensible, peut-être vers ces lieux de notre enfance où l'on nous interdisait d'aller à l'école, ils nous ouvrent des portes vers le monde de notre imaginaire ou nous offrent un refuge ouaté, douceâtre pour faire une halte ou nous offrent un espace pour le rêve...

Par coincidence, je lisais en avion le livre savoureux de Stéphane Andeguy "La théorie des nuages": je vivais le bonheur du moment.  



16/10/2007
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